Sur le calculateur d'éphémérides de l'IMCCE, il apparaît que le soleil se
lève le 18 mars 5h59 TU et se couche à 17h59 TU, ce qui donne une durée du jour égale à 12h.
Ces heures sont données pour Paris (et précisément 48°52'N et 2°20'E).
On serait tenté de dire que nous sommes à l'équinoxe puisque la durée du jour est égale à la durée de la nuit, mais non !
Et pour le véritable jour de l'équinoxe, c'est-à-dire le 20 mars en 2013, la durée du jour est égale à 12h et 7 minutes (lever à 5h55 TU et coucher à 18h02
TU).
Avant d'expliquer ce phénomène...
Quels sont les effets visibles pour un Terrien à l'équinoxe ?
Le Soleil se lève exactement à l'Est et se couche exactement à l'Ouest.
Ce n'est pas le cas en été car le Soleil se lève vers le nord-est et se couche vers le nord-ouest (pour hémisphère nord).
En hiver, le Soleil se lève vers le sud-est et se couche vers le sud-ouest.
Autres faits remarquables :
- si vous êtes situé exactement sur la ligne de l'équateur au moment de l'équinoxe, le Soleil est au Zénith (à 90° de hauteur) et vos ombres disparaissent
!
- si vous êtes situé exactement à l'un des pôles, le Soleil est sur l'horizon toute la journée !
Et maintenant, que se passe-t-il si vous êtes situé à une latitude telle que Paris, par 49° Nord environ ?
Imaginez l'horizon à 0° de hauteur, et le zénith à 90° de hauteur.
Alors à son passage au méridien (au sud) vers 12h, le Soleil est à 90°- 49° = 41° de hauteur exactement.
Durée du jour et de la nuit à l'équinoxe
Alors pourquoi la durée du jour est-elle plus longue que la durée de la nuit au moment de l'équinoxe ?
C'est en raison de la taille apparente du Soleil et de la réfraction de ses rayons dans l'atmosphère terrestre, nous pouvons encore apercevoir le Soleil sur
l'horizon alors qu'il est théoriquement couché.
Et plus votre position sur le globe terrestre est proche de l'un des deux pôles, plus la réfraction atmosphérique est importante, et plus la durée du jour est
longue.
Voici une illustration de la réfraction atmosphérique lorsque le Soleil se trouve proche de l'horizon.
Coucher de Soleil sur Kangaroo Island 36° sud, Australie du Sud, déformé par la réfraction.
Ainsi si vous êtes au Pôle Nord, la réfraction atmosphérique est maximale, et la nuit polaire s'achève ce 18 mars qui correspond au jour où le Soleil se lève et ne
se couche plus pour plusieurs mois.
Alors que sans la double condition taille apparente du Soleil/réfraction atmosphérique, la date aurait été égale à la date de l'équinoxe.
Si vous êtes à l'équateur, la réfraction atmosphérique est la moins importante, mais non nulle pour autant car la durée du jour à l'équinoxe est égale à
12h05mn.
Si vous avez raté les épisodes précédents...
Accès à l'épisode 1/12.
L'actualité du mois de février nous aurait presque fait oublier notre future belle comète de fin d'année !
En effet, nous avons été divertis par la météorite tombée en Sibérie mi-février, l'astéroïde 2012 DA 14 qui nous a frôlé, et puis l'annonce récente qu'une comète va
frôler la planète Mars avec une trajectoire pas encore précisément connue qui laisse une probabilité d'impact avec la planète...
Bref, revenIson z-à nos moutons !
Au mois de février la comète était à 4,927 UA de distance du Soleil le 1er février et est passé 4,627 UA au 28 février.
Cela représente donc environ 45 millions de km parcours en un mois, et un rapide calcul nous donne une vitesse relative moyenne de 66785 km/h (plus de 18km
par seconde) de la comète par rapport au Soleil.
Voyez l'évolution de sa position dans le système solaire en février 2013 :
Crédits : NASA/JPL Small-Body Database Browser
Au niveau photographies, c'est un peu la disette. La comète était encore trop peu lumineuse en février (magnitude 15 environ début mars) pour les petits
instruments, seuls les amateurs bien équipés et les professionnels peuvent immortaliser la comète sur la voûte céleste.
Voici ce que j'ai déniché, et c'est avec un vrai matériel de pro que Joseph Brimacombe a
réalisé cette image...
Prise le 11 février 2013, on distingue dorénavant nettement la queue de la comète (cliquer pour agrandir).

Crédits : Joseph Brimacombe, avec un télescope RCOS de 51 cm de diamètre (un superbe jouet...), depuis le New Mexico Skies Observatory (http://www.nmskies.com/)
Elle est tirée du site Flickr : http://www.flickr.com/photos/43846774@N02/8468869041/
Je sens déjà l'impatience pour l'épisode 3 à paraître début avril ;-)
Mais que se cache-t-il sous ce nom de code un peu barbare...?
Un astéroïde en approche de la Terre... très proche. C'est pour vendredi soir 15 février 2013 !
Ainsi, y a-t-il de quoi s'effrayer ? Non. Mais tout de même, c'est un caillou de 40m de diamètre et il va frôler notre bonne vieille planète à 22.000 km près
environ le 15 février 2013 !
Pour rappel, la Lune est située en moyenne à 380.000 km de distance, les satellites géostationnaires de télécommunications et météo sont à 36.000 km, et ce "ptit"
caillou passe à 28.000 bornes !
Ce n'est pas si rare, et pas si proche. Il est fréquent qu'un caillou de 10-15m passe à une distance même encore plus proche, mais un bolide de 40-45m découvert
l'année dernière (en février) et passant si proche cette année (vendredi soir 15/02/2013...) cela n'est pas si fréquent !
J'ai écrit un article à ce sujet il y a peu de temps : le risque astéroïde est bien réel...
Il est en effet admis qu'un astéroïde de 50m peut être dangereux pour la Terre, selon sa composition et son angle d'impact.
Ici, l'impact est exclu, mais que ce serait-il passé l'année dernière si les astrophysiciens avaient découvert que sa trajectoire croiserait exactement celle de la Terre ?
Cela fait réfléchir un peu. Il s'agit ici d'un astéroïde de 40m, la quasi-totalité se serait désintégrée en rentrant dans l'atmosphère terrestre, pour peu
que sa composition ne soit pas ferreuse. Ce qui est à priori le cas, les scientifiques ont calculé une densité qui sera équivalente à celle de la roche, etn on du fer.
Sa trajectoire est en revanche parfaitement connue.
Je vous invite à visionner cette animation très (très) intéressante réalisée par Chris Lorel du JPL-Jet Propulsion Laboratory (Pasadena, Californie, USA) et qui montre très précisément la trajectoire du fameux caillou romantiquement appelé 2012DA14...
On se rend compte alors que ce bolide "frôle" la Terre.
Mettre en plein écran.
Article écrit le 25/06/2011, maj le 15/02/2013, maj le 18/02/2013
Il n’est pas question ici de revenir sur l’astéroïde de 10km de diamètre responsable de l’extinction des dinosaures 65 millions d’années plus tôt.
La question qui se pose ici est la suivante : à partir de quelle taille un astéroïde peut-il être dangereux pour l’homme, en causant une catastrophe locale ?
Il est bon de savoir que la Terre est continuellement bombardée par les poussières interstellaires de taille millimétrique ou centimétrique. C’est ce qui nous permet d’observer avec émerveillement ces fameuses étoiles filantes qui ne sont finalement que ces poussières qui brûlent dans l’atmosphère. Tous les jours, c’est ainsi plus d’une centaine de tonnes de poussières qui tombe sur Terre.
La taille de l’astéroïde au-delà de laquelle l’homme peut s’inquiéter dépend principalement de deux paramètres.
Le paramètre « Composition » : un astéroïde de type rocheux est beaucoup moins dense qu’un astéroïde de type métallique et ce dernier est donc plus dangereux à taille égale car plus massique.
Le paramètre « Vitesse » : un astéroïde qui vient s’écraser sur Terre avec une orbite très inclinée aura une vitesse de collision « faible » et dégagera moins d’énergie qu’un astéroïde qui percute la Terre de plein fouet, avec une vitesse de collision « maximale ».
Ainsi, un astéroïde métallique s’écrasant à la verticale représente le plus de dangers.
Globalement, et puisque notre nature curieuse nous impose d’obtenir un chiffre et une estimation, la communauté scientifique s’accorde à dire qu’un astéroïde de 50m de diamètre représente un risque réel pour l’homme.
Quel est ce risque ? C’est plutôt simple à s’imaginer...
Si l’astéroïde tombe en mer, un tsunami est engendré, inondant alors les zones côtières et créant les dégâts que nous connaissons tous.
Si l’astéroïde de 50m s’écrase sur Terre, il forme un cratère d’1 km de diamètre, sans compter l’onde de choc destructrice dégagée par l’impact.
Autre possibilité, et c’est ce qui semblerait s’être produit en Sibérie, en 1908 : l’astéroïde explose à faible altitude dans l’atmosphère produisant une onde de choc titanesque et détruisant tout sur 20km à la ronde, et produisant des dégâts très importants sur 100km alentour.
Plusieurs programmes d’observation et d’étude des astéroïdes existent dont le programme NEO (Near Earth Object) dirigé par la Nasa. Cependant, les astéroïdes de 50m de diamètre sont très difficilement détectables du fait de leur petite taille, et ce n’est qu’au voisinage direct de la Terre qu’ils sont repérés…
En 2011, la Nasa a déclaré le 22 juin que l’astéroïde nommé « 2011MD » frôlera la Terre lundi 27 juin prochain a 12000km seulement… sa taille mal connue a été estimée entre 5m et 20m de diamètre. Une taille à priori inoffensive, mais il a été découvert au dernier moment.
Maj du 15 février 2013
Pluie de météorites dans l'Oural en Russie
Ce matin, les Russes se sont réveillés avec fracas : une pluie de météorites s'est abattue dans la région de l'Oural et plus particulièrement dans la région de Tcheliabinsk au sud d'Ekaterinburg :
Il y aurait au dernier bilan 950 blessés touchés indirectement notamment par des bris de vitres soufflées par l'explosion. 300 immeubles ont été endommagés.
Les videos sont impressionnantes, ici on voit son entrée et sa désintégration dans l'atmosphère :
Et ici les traces du passage :
Alors the question is : quelle était sa taille à la base ?
Maj du 18 février 2013
Les scientifiques de la Nasa ont analysé les nombreuses videos
qui ont circulé et arrivent aux premières conclusions. Ils ont aussi analysé les données de 5 stations infrasons de la planète.
Ce petit astéroïde est entré dans l'atmosphère avec une vitesse de 65.000km/h et mesurait initialement 17m de diamètre pour une masse de 10.000 tonnes.
Il a mis 32,5 secondes à se désintégrer et a libéré une énergie de 500 kilotonnes (environ 30x la puissance de la bombe nucléaire à Hiroshima).
Il s'agit d'un événement rarissime car statistiquement, il tombe un caillou de ce genre une à deux fois par siècle !
La fin de l'année 2013 sera-t-elle couronnée d'une belle comète ?
C'est envisagé et son nom est "ISON", ou plus poétiquement "C/2012 S1".
Alors, le ciel nous offrira-t-il un spectacle inoubliable avec cet astre chevelu que l'on annonce déjà dans certaines sphères comme étant la comète du siècle
?
Verrons-nous une queue de poussières et de gaz interminable ?
De quelle couleur sera la queue de gaz ionisés... tendance bleue ? verte ?
Un point sera fait mensuellement sur cette comète qui promet de nous en mettre plein les mirettes, même s'il faut rester prudent sur cette prévision.
Ison, une comète à suivre... épisode 1.
Voici l'historique de nos connaissances sur cette comète.
La comète Ison a été découverte le 21 septembre 2012 conjointement par le Biélorusse Vitali Nevski et par le Russe Artyom Novichonok.
Ils ont utilisé un télescope de 400mm de diamètre et ont nommé la comète de leur
programme de surveillance du ciel nocturne : "International Scientific Optical Network".
Lors de sa découverte, elle ressemblait à un point très peu lumineux (magnitude 18,8)
quelconque sur le fond de ciel étoilé.
Elle était alors située à une distance de près de 950 millions de km.
Des Italiens de l'Association d'astronomie et de météorologie du
Frioul ont pu la photographier au lendemain de sa découverte en utilisant un télescope automatisé du Nouveau-Mexique, USA.
Cette photo a été prise avec une camera CCD au foyer d'un télescope de 250mm et résulte de l'addition de 24 images dont la durée de pose était de 2 minutes
chacune.
Le suivi s'est fait sur la comète qui est fixe sur l'image, mais comme elle se déplace par rapport aux étoiles, ces dernières présentent un léger filé.

L'astrophotographe Rolando Ligustri a aussi piégé cette faible comète dans son appareil le 25 septembre 2012, il s'agit de l'APOD du 1er octobre 2012.

Plus récemment entre le 17 et le 18 janvier, la sonde Deep Impact de la Nasa a photographié la comète qui était alors à une distance 793 millions de kilomètres et
en a fait un mini-film :
Entre parenthèses, pour en savoir plus sur la mission originelle de la sonde Deep Impact, allez voir ici :
Page officielle : http://www.nasa.gov/mission_pages/deepimpact/main/
Page en français, de confiance, et très bien expliquée :
http://www.astrosurf.com/luxorion/comete-deep-impact.htm
En ce jour du 7 février 2013, la comète Ison est située à plus de 727 millions de kilomètres du Soleil et est encore beaucoup trop peu lumineuse pour être visible à
l'oeil nu ou même dans un télescope moyen.
A titre de comparaison, Jupiter est au même instant situé à 760 millions de kilomètres du Soleil. Et pour rappel, le Soleil est situé en moyenne à 150 millions de
kilomètres de la Terre.
Ci-dessous, voyez la position de la comète par rapport aux autres planètes du système solaire :
Crédit : JPL/NASA
C'est la distance de la comète au Soleil à laquelle il faut s'intéresser davantage pour l'instant, et non à la distance de la comète par rapport à la
Terre.
En effet, plus la comète s'approche du Soleil et plus elle deviendra lumineuse, car l'effet du vent de particules solaires faisant dégazer la comète sera de plus en
plus puissant au fur et à mesure que la comète s'approche du Soleil.
Selon les paramètres orbitaux de la comète, nous savons déjà qu'elle se trouvera au plus proche du Soleil le 28 novembre 2013, c'est pourquoi les scientifiques
espèrent un spectacle sans précédent en fin d'année (sauf peut-être celui de la grande comète de 1680).
Au 28/11/2013, la comète se trouvera ainsi au plus proche du Soleil à 1,8 million de kilomètres seulement.
Et toutes les interrogations portent sur cette date et alentours.
La comète sera-t-elle désintégrée lors de son approche du Soleil comme l'a été la comète Elenin le 10 août 2011 ? Ison se brulera-t-elles les ailes, tel Icare
? Ou continuera-t-elle sa route flamboyante comme l'a fait la comète Lovejoy fin 2011 ?
En attendant de nouvelles news, je vous conseille d'aller tester le génial outil de visualisation 3D du JPL de la Nasa vous permettant de visualiser l'orbite de la
comète ISON :
http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=ISON;orb=1;cov=0;log=0;cad=0#orb
Nota Bene : aucun risque de collision n'est prévu avec la Terre... ;-)
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