Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 19:00
Le Tour de Landévennec – jour 4
 
Randonnée effectuée le jeudi 11 avril 2013
Pour la météo, faiblement couvert, beaucoup d’éclaircies
Randonnée en boucle faite dans le sens anti-horaire.
Distance = 20,3km minimum
Utilité des bâtons de marche : auraient pu être utiles dans certains côtes
Difficulté…
- selon le topo-guide FFRandonnée « Le Ménez-Hom Atlantique… à pied » : difficile car > 4h
- télécharger une trace GPX approchante sur le site RandoGPS.com
- selon moi… moyen : 20 km de rando avec quelques cotes bien raides.
trace-landévennec
 
Soleil éclatant au matin sur Camaret, mais le départ en voiture se fait sous une pluie passagère, la seule pluie de la journée.
Le point de départ s’effectue au Loc’h. Un endroit superbe à marée haute, mais là elle est basse.
01-Loch
 
Je souhaitais finir la rando par le sentier qui longe la côte, donc je m’enfonce dans la forêt domaniale de Landévennec, vers le sud.
Dans cette belle forêt où les oiseaux et les papillons citrons jaune fluo s’en donnent à cœur joie, on longe un petit ruisseau.
02-ruisseau
 
S’en suit un petit passage en campagne altitude (un peu plus de 100m), à certains endroits on aperçoit même le Finistère nord.
L’objectif ici est de descendre le vallon, afin de retrouver la forêt domaniale que l’on voit.
03-campagne
 
Le vallon… descendu sur un chemin de terre agricole.
04-vallon
 
On ressort de la forêt après 1,5km pour se retrouver face à la Chapelle du Folgoat construite en 1645, suite à une belle légende miraculeuse.
05-chapelle du Folgoat
 
Il fait tellement beau maintenant qu’une pause déjeuner s’impose en ce lieu bénit.
Elle dure longtemps, au pied du ruisseau, à l’abri du vent, au soleil… je distingue quatre cris différents d’oiseaux, et toujours ces superbes citrons… un bonheur si simple.
Après ce moment de détente, la rando continue dans la forêt et passe derrière la chapelle, menant à un petit promontoire rocheux permettant d’avoir une vue presque dégagée sur le pont de Térénez qui enjambe l’Aulne vers le sud-est.
06-pont de Térénez
 
Vue vers le nord-est.
07-Térénez
 
La forêt est très agréable même s’il manque un peu de verdure à ces feuillus en ce début avril.
08-foret
 
On sort un petit peu de la forêt après une montée raide, pour atteindre un point de vue sur l’Aulne et son cimetière de bateaux. Personnellement, ces tas de rouille me dérangent…
09-cimetière1
10-cimetière2
 
Ensuite, l’abbaye de St-Guénolé rénovée dans les années 50 est proche, il serait dommage de ne pas la découvrir. Tiens je n’ai pas pris une seule photo… elle doit avoir ses adeptes sûrement. En fait, trop moderne à mon goût.
 
On finit par atteindre Landévennec et retrouver sa forêt domaniale et le sentier qui longe la côte. Vu le tracé, je m’attendais à voir la mer de façon régulière. C’est tout le contraire, on est ici sur un sentier situé sur une colline très raide, et les arbres sont partout ; cachant la vue sur la mer la plupart du temps.
Cependant, il y a quelques passages qui permettent de descendre au niveau zéro, notamment au niveau du Sillon des Anglais.
11-sillon des anglais
 
Et puis la marche continue dans cette forêt particulière. Une forêt côtière, une forêt qui sent l’iode et non la forêt… ‘vue’ vers le bas, sur la mer.
12-foret cotiere
 
J’adore cet endroit, mais pas mes pieds qui n’aiment pas le sentier…
 
Sur la quasi-totalité des 5 km qui relient Landevénnec au Loc’h, le sentier est parfois boueux, et ça c’est presque une habitude… Par contre il est très souvent spongieux, smouf… et en ce début avril, c’est patinette au programme avec de temps en temps effet ventouse… 5km longs et pénibles à marcher… bref.
 
500m avant le retour au point de départ, une autre montée mène à un promontoire permettant de voir largement la rade de Brest.
 
 
Et puis une descende raide permet de rejoindre le point de départ, avec des ajoncs en fleurs.
13-loch
 
La mer sur le site du Loc’h à marée haute cette fois-ci.
14-loch
 
Le Loc’h.
15-loch
 
Cette randonnée était très agréable et aussi très variée, campagne, forêt, mer… et avec le Soleil !
Repost 0
Published by JazzOn - dans Rando
commenter cet article
9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 19:23

La Pointe des Espagnols – jour 3

 

Randonnée effectuée le mardi 9 avril 2013
Pour la météo… variable… Soleil, Couvert, Pluie, Soleil, etc…
Randonnée en boucle faite dans le sens anti-horaire.
Distance = 16,6km minimum
Dénivelée positive = 430m environ
Utilité des bâtons de marche : pour les inconditionnels uniquement
Difficulté…
- selon le topo-guide FFRandonnée « Le Ménez-Hom Atlantique… à pied » : le circuit n’est pas présenté. Celui qui s’en approche le plus est le n°5 pour 10km sans passer par la côte, c’est dommage ! Facile = 3h
- télécharger une trace GPX approchante sur le site TraceGPS.com
- selon moi… facile : plus de 15 km de rando avec moins de 500m de dénivelée qui plus est progressive, aucune montée raide.

trace-roscanvel 

 

Météo France prévoit une journée affreusement pluvieuse et fortement venteuse. Pluie toute l’après-midi, et du vent à 90km/h…

Je m’équipe en fonction, et file en voiture à Quélern et me gare sur un parking militaire « Défense d’entrer »…

Pas de pluie à l’horizon, le Soleil se montre plus souvent qu’il n’est caché.
Ici les anciennes poudrières de l’île des morts…
01-ile des morts

 

Le début de la randonnée est franchement inintéressante, sur la départementale 355, il n’y a pas de sentier ici, je n’avais pas capté en lisant la carte… le paysage est malgré tout sympa avec le soleil !
Vue sur Brest au nord
02-vue sur Brest

 

Vue sur le rade de Brest
03-mer et pont

 

Arrive alors la Pointe des Espagnols, à l’extrémité nord de la presqu’île de Crozon. Brest est très proche, la digue du port est à 2,5km à vol de mouette.
04-pointe des espagnols

 

Vue vers l’ouest depuis la pointe.
05-pointe des espagnols2

 

Il fait si beau que j’en profite pour une pause déjeuner, assis en haut d’une fortification d’un autre temps, profitant du paysage et de la faune de passage.
06-mouette

 

Je continue ensuite la marche par un petit sentier qui descend à pic vers le niveau zéro sans l’atteindre, et le sentier continue à flanc de colline.
07-colline

 

Le soleil sublime les couleurs comme à son habitude, c’est renversant non ?
08-renversant

 

Encore un vestige du passé, assez récent pour celui-ci…
09-char

 

Je vois l’horizon ouest, et il est complètement blindé, c’est ça le mur de l’Atlantique ? Un rideau de pluie est en approche, et je me fais un pari… dans 20 minutes il est sur moi… perdu c’était 30 minutes… une bonne grosse pluie ! Le charme de la Bretagne !!
J’ai rangé le Canon mais pas l’Iphone, voilà une petite photo…

10-pluie

 

Et tout d’un coup, je trouve des chèvres perdues sur un roc, eh c’est de l’autre côté le cap de la Chèvre !
11-chevres

A moins qu’elles ne soient espagnoles celles-ci…

 

La marche continue à flanc de falaises, on aperçoit Camaret au fond.
12-vers camaret

 

La traversée de ces ruines est théoriquement possible si l’on se fit au tracé, mais la végétation a repris sa place depuis fort longtemps, un passage par la route est obligatoire.
13-fort

 

La randonnée se finit à travers la lande, de manière un peu aléatoire, prenant tel ou tel chemin pour aller vers l’Est, afin de retrouver Quélern, 4h30 après le départ.

Et pour l’anecdote, je me fais héler par un militaire en arrivant à la voiture… « Eh, vous avez pas vu que c’est interdit ?!! »… ne sachant pas mentir…  « euh, si !! »… « la prochaine fois c’est gendarmerie !! »… « ok !!! »… nous voilà prévenus… ;-)

Bref, cette rando goudronnée au début sur la côte Est de la pointe des Espagnols a retrouvé de son intérêt sur la côte Ouest. Et puis ce n’est pas dans leurs habitudes… mais Meteo France s’est trompé… une seule averse (une bonne mais quand même) et très peu de vent…

 

Repost 0
Published by JazzOn - dans Rando
commenter cet article
8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 20:40

Le cap de la Chèvre – jour 2

 

Randonnée effectuée le lundi 8 avril 2013.
Pour la météo… hiver le matin, printemps le midi, automne l’après-midi…
Randonnée en boucle faite dans le sens anti-horaire.
Distance = 22,7km minimum
Dénivelée positive = 550m environ
Utilité des bâtons de marche : auraient vraiment été utiles dans les montagnes russes de la côte Est.
Difficulté…
- selon le topo-guide FFRandonnée « Le Ménez-Hom Atlantique… à pied » : le circuit n’est pas présenté. Celui qui s’en approche le plus est le n°10, sans passer par le cap de la chèvre, difficile car >4h
- télécharger une trace GPX approchante sur le site RandoGPS.net

- selon moi… difficile : plus de 20 km de rando liés aux plus de 500m de dénivelée sur sentiers parfois escarpés et parfois glissants (racines des pins très lisses sur la côte Est, et aiguilles de pins posées sur de petits cailloux roulants).

trace-cap de la chèvre 

 

Au matin, il pleut des hallebardes sur Camaret-sur-mer, et une éclaircie… puis il pleut derechef. Vue de l'appart ;-)
01-eclaircie sur Camaret

 

Allez c’est parti en voiture direction Morgat sur le parking de l’église.

Juste un mot sur le sens de la randonnée. MeteoFrance a prévu des averses et du vent fort (60km/h) dans l’après-midi. C’est pourquoi j’ai préféré d’abord traverser la campagne de la côte Est à la côte Ouest, et être exposé au faible vent qui vient de l’Ouest le matin, en descendant le cap de la chèvre, puis me mettre à l'abri du vent sur le côte Est l'après-midi. 

 

En traversant la campagne, je me suis naturellement dit qu’elle devrait être boueuse. J’ai donc changé de chaussures aujourd’hui (Tibet Pro GTX de chez Lowa, lourdes mais fichtrement excellentes), totalement étanches et un peu démesurées pour ce type de rando. Bien m’en a pris ! Voyez ci-dessous, à s’enfoncer jusqu’aux chevilles…
02-sentier boueux

 

Environ 4km de campagne plus loin, l’océan se dévoile avec les alignements de Lostmarc’h en premier plan.
03-alignements lostmarch

 

Les Tas de Pois sont visibles au nord-ouest.
04-Tas de Pois

 

Ci-dessous les Tas de Pois en aquarelle de Mme C.Quntric.

Aquarelle-Tas de Pois

 

Une brise régulière que j’estime à 20km/h souffle incessamment, les gants en polaire et la capuche sont nécessaires. Le ciel est couvert, mais la luminosité me paraît excellente pour les photos, voici une vue vers le sud.
05-vue vers le sud

 

Sur la plage…
06-sur la plage

 

Tiens, je ne suis pas seul en fait…
07-randonneurs

 

Vue sur les dunes herbeuses magnifiques qui donnent sur la gigantesque plage de la Palue.
08-dunes herbeuses

 

Je rêve ? Le Soleil arrive à percer les nuages, les couleurs de l’Atlantique éclatent !!
09-soleil

 

Et puis l’arrivée au cap de la Chèvre, photo plein sud.
10-cap chèvre

 

Le Soleil semblait être bien en place, mais ici le temps change vite, et je sens que cette averse va me tomber dessus !
11-averse

 

Fausse alerte… seulement quelques petites gouttes.

Le cap de la chèvre est passé, et je remonte dorénavant la côte Est vers Morgat.
La brise froide qui soufflait sur la côte ouest a disparue ici, et le Soleil est maintenant installé pour quelques minutes, voire dizaines de minutes !

Le Printemps remplace l’Hiver, réellement. Il fait même presque chaud, pas d’air + soleil = T-shirt et Kway dans le sac !
Un pur bonheur…

Ici, la végétation est même différente, les collines ne sont pas frappées par les vents incessants et les ajoncs sont en fleurs !!
12-vue vers le nord

 

J’arrive alors à une ancienne maison totalement recouverte par la végétation et les lianes donnent un air d’ancien temple Cambodgien à la Tomb Raider… ces vestiges     sont en béton et datent de moins de cent ans assurément, ils ont été peut-être abandonnés lors de la 2nde guerre mondiale.

13-maison 

 

Le ciel se recouvre partiellement, et devient orageux, les couleurs se contrastent et l’océan s’emplit d’émeraude…

14-contrastes 

 

Le Soleil continue à donner encore…
 15-cote Est

 

Et encore… dévoilant des eaux cristallines…
 16-eaux limpides 

 

Le Printemps s’achève… l’Automne renaît, c’est officiel il pleut, faiblement mais sûrement.

C’est alors que j’arrive sur un site monstrueusement beau. Plus tard sur le sentier, un randonneur m'a demandé où est l’île Vierge ? Je ne connaissais pas ce nom, mais j’ai exactement pu lui indiquer où c’était « vous voyez la pointe, la langue de terre derrière les arbres à 1km ? C’est juste derrière ! ». L’île Vierge… ce nom colle si bien à l’endroit. Autrement appelée Pointe de St-Hernot…
 17-ile vierge1
 17-ile vierge2 

 

La remontée vers Morgat continue, et les montagnes russes s’enchainent. Les sentiers sont abrupts et glissants dans les descentes, j’en bave un peu il faut l’avouer !
Peu après, je croise d’autres randonneurs qui ne savent pas où ils sont et ont oublié le nom de l’endroit où ils vont… bon sang, ça manque de sérieux quand même… avec leurs maigres indications je leur indique leur chemin (enfin la distance car le sentier est facile à suivre)… et si seulement c’était la première fois que cela m’arrivait, ça me désole mais bon !

     

Bref, il pleut et je marche les yeux vers  le sol... Je suis parfois un peu fleur bleue…
 18-fleur bleue 

 

Le tonnerre gronde au loin, la pluie s’est arrêtée ici, mais les nuages fuient au fond…
 19-temps orageux

 

Et je ne suis pas fâché d’arriver à Morgat, 6h50 après le début (pauses comprises), plein les guiboles…
 20-Morgat 

 

Je suis plutôt satisfait d’avoir fait cette rando dans ce sens par rapport au déroulement de la météo, mais finir par la côte Est m’a quelque peu flingué. Cependant, je n’aurais pas aimé finir par la campagne boueuse et peu intéressante au final.
Et voir les deux côtés du Cap de la Chèvre sous le soleil, c’est indéniablement du bonus !

Repost 0
Published by JazzOn - dans Rando
commenter cet article
7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 19:15
   
Le tour de Camaret – jour 1
 
Randonnée effectuée le dimanche 7 avril 2013, météo bonne, ciel couvert, froid et vent fort sur les falaises exposées.
Randonnée en boucle faite dans le sens anti-horaire.
Distance = 20,7km
Dénivelée positive = 540m environ
Utilité des bâtons de marche : peuvent s’avérer utiles dans certaines cotes.
Difficulté…
- selon le topo-guide FFRandonnée « Le Ménez-Hom Atlantique… à pied » : difficile car >4h
- selon le site TraceGPS, difficile : http://www.tracegps.com/fr/parcours/circuit3818.htm
- selon moi : moyen à difficile : 20 km de rando liés aux 500m de dénivelées
     
trace-camaret
 
Allez, c'est parti pour un bon bol d'air !!
 
Préalablement, j’ai téléchargé le fichier gpx du site tracegps sur ma montre GPS Globalsat GH-615 pour me guider, merci à son auteur et aux satellites !
Cette randonnée permet de marcher le long des falaises de la presqu’île de Crozon, et permet également de voyager dans le temps, entre les fortifications de Vauban, et les vestiges de la dernière guerre.
 
L’office de tourisme de Camaret constitue le point de départ de cette rando en boucle.
Cet endroit donne un parfait point de vue sur la tour Vauban et l’église Notre-Dame de Rocamadour (photo prise la veille au soir, au coucher de Soleil).
01-vauban-rocamadour
 
Voici le port de Camaret.
02-port de Camaret
 
Il serait dommage de ne pas se rendre devant ces édifices.
Notre-Dame de Rocamadour, construite en 1527.
03-ND Rocamadour
 
La tour Vauban, construite en 1689. Photo prise en plan serré car elle est en réfection actuellement...
04-Tour Vauban
 
Et c’est parti pour le sentier GR34, en partant vers le nord ouest de Camaret.
05-Nord Camaret
 
Certains bateaux sont de sortie, le temps et la mer sont calmes.
06-pecheur
 
J’imaginais pouvoir aller jusqu’au bout de la pointe du Toulinguet, mais c’est un terrain militaire, fortifié avec meurtrières qui plus est…
07-pointe du Toulinguet
 
Puis direction vers le sud, à l’anse magnifique de Pen-Hat.
08a-anse de Pen-Hat
08b-anse de Pen-Hat
 
En regardant vers le nord, c'est la pointe du Toulinguet, ci-dessous une aquarelle de Mme C.Quintric.
Aquarelle-Pen Hat
 
Voici quelques petites fleurs trop peu nombreuses dans cet hiver qui perdure en ce 7 avril.
09-fleurs
 
Voici encore l’anse de Pen-Hat, vue depuis le sud.
10-anse de Pen-Hat
 
Falaises… attention au vent qui se fait plus sentir maintenant.
11-Falaises
 
Ici non loin de la pointe de Pen Hir, avec vu sur les rochers Tas de Pois en arrière-plan.
12-Pointe de Pen Hir
 
Voici l’anse de Pen Hir.
13-Anse de Pen Hir
 
Le froid et le vent sont tellement présents dorénavant que l’envie de baignade ne s’est pas franchement manifestée…
14a-crique
 
Ces fleurs ne seront jamais piétinées !
15-fleurs
 
L’arrivée à la pointe de la Tavelle, d’où l’on aperçoit les tas de poils au fond (joke… désolé il fallait que je la fasse…).
16-tas de pois
 
La marche avance sur ce sentier côtier qui est un peu étroit, vue sur la pointe de Portzen.
17-pointe de Portzen
 
L’anse de Dinan pointe son nez.
18-Anse de Dinan
 
Le vent souffle fort dans l’anse de Dinan, et notamment ici sur la plage de Kerloc’h.
 
La plage de Kerloc'h en aquarelle, par Mme C.Quintric.
Aquarelle-Kerloch
L’étang de Kerloc’h est très proche, une rivière s’en échappe.
19-rivière kerloch
 
Il est temps de quitter le GR34, pour retourner vers Camaret à travers champs, en pleine campagne, sur sentiers herbeux ou boueux !!
20-sentier herbeux
21-église de campagne
22-sentier boueux
 
Fin de la randonnée 5h50 après son début, pauses comprises. 
Il pleut et il vente ce soir sur la Bretagne.
 
Repost 0
Published by JazzOn - dans Rando
commenter cet article
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 19:39

Si vous avez loupé les épisodes précédents...
Ison, une comète à suivre, épisode 1/12
Comète Ison, la discrète, épisode 2/12

What's new ?

Au mois de Mars, la comète était à 4,616au de distance au Soleil le 1er mars et est passée le 31 mars à 4,27au de distance.
Vous le savez par coeur mais je le reprécise (joke inside), 1au est l'unité astronomique et représente la distance moyenne de la Terre au Soleil qui est égale à 149.597.870.700 mètres très exactement.
La comète s'est donc déplacée de 0,346au soit près de 52 millions de kilomètres en 31 jours.
Un rapide calcul donne une vitesse relative moyenne égale à 69571 km/h (plus de 19,3 km/s).
Si l'on compare aux valeurs indiquées en février 66785 km/h, on constate que la comète accélère à l'approche du Soleil, ce qui est en accord avec la 2ème loi de Kepler, ouf !

Voici la position exacte de la comète au jour de la rédaction de cet article, le 3 avril 2013.

Système solaire vu de dessus.

ison comet-orbit-diagram-2013-04-03-dessus


Système solaire vu par la tranche.

ison comet-orbit-diagram-2013-04-03-tranche

Système solaire vu de 3/4.
ison comet-orbit-diagram-2013-04-03-3quarts


Pour les photos et vidéos postées en mars 2013, voici ce que j'ai pu trouver.

Joseph Brimacombe a récidivé.

Voici sa photographie datée du 7 mars 2013, à l'aide du même télescope que la dernière fois, à savoir le RCOS de 51cm depuis l'observatoire automatisé du Nouveau Mexique.
http://farm9.staticflickr.com/8102/8586070538_07328ba175_o.jpg

La queue de la comète est clairement visible.

La nouveauté pour ce mois de mars, c'est le timelapse !

Il a également réalisé une animation le 5 mars 2013 qui permet de bien se rendre compte du déplacement de la comète sur le fond étoilé.
Il s'agit d'un timelapse à 5 images par seconde, et il a réalisé 72 photos dont la durée d'exposition était de 1m30 chacunes.
http://www.flickr.com/photos/43846774@N02/8535818605/


Un Anglais Paul Cox a aussi posté sur Flickr un timelapse le 25 mars 2013 composé de 42 images de 2 minutes chacunes à l'aide des télescopes automatisés Slooh.com.
http://www.flickr.com/photos/8814951@N02/8596788214/
Egalement disponible sur Youtube :


 


Avons-nous toujours le droit d'espérer à la comète du siècle ?
Les avis diffèrent, mais des éléments nouveaux invitent au pessimisme...


Dans une interview accordée à la revue Sky&Telescope, Clay Sherrod (astronome qui photographie et mesure précisément la comète ISON)  a déclaré le 19 mars 2013 :
"Malheureusement, nous assistons à une baisse de luminosité totale et de taille de la comète. Nous avons mesuré une diminution de la magnitude de 15,7 il y a deux semaines à une magnitude de 16,1 pour la mesure de ce matin (ndlr : plus la magnitude est grande, plus la luminosité est faible, et réciproquement). L'intensité et la taille globales sont en baisse pour le moment."
Vous pouvez retrouver toutes les observations de Mr Sherrod, astronome à l'observatoire de l'Arkansas, ici :
http://www.arksky.org/php/cdata.php?object=c2012xxxS1xxxISON

La comète s'évanouira-t-elle avant longtemps, ou bien un sursaut la révelera-t-elle au grand jour ?
Nous le saurons peut-être au prochain numéro, car le mois d'avril peut être déterminant.


Accès au prochain épisode.

Comète Ison, photo d'Hubble, épisode 4/12

 

Repost 0
Published by JazzOn - dans Actualité Astro
commenter cet article
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 19:10

Sur le calculateur d'éphémérides de l'IMCCE, il apparaît que le soleil se lève le 18 mars 5h59 TU et se couche à 17h59 TU, ce qui donne une durée du jour égale à 12h.
Ces heures sont données pour Paris (et précisément 48°52'N et 2°20'E).
On serait tenté de dire que nous sommes à l'équinoxe puisque la durée du jour est égale à la durée de la nuit, mais non !
Et pour le véritable jour de l'équinoxe, c'est-à-dire le 20 mars en 2013, la durée du jour est égale à 12h et 7 minutes (lever à 5h55 TU et coucher à 18h02 TU).

Avant d'expliquer ce phénomène...
Quels sont les effets visibles pour un Terrien à l'équinoxe ?
Le Soleil se lève exactement à l'Est et se couche exactement à l'Ouest.
Ce n'est pas le cas en été car le Soleil se lève vers le nord-est et se couche vers le nord-ouest (pour hémisphère nord).
En hiver, le Soleil se lève vers le sud-est et se couche vers le sud-ouest.

Autres faits remarquables :
- si vous êtes situé exactement sur la ligne de l'équateur au moment de l'équinoxe, le Soleil est au Zénith (à 90° de hauteur) et vos ombres disparaissent !
- si vous êtes situé exactement à l'un des pôles, le Soleil est sur l'horizon toute la journée !

Et maintenant, que se passe-t-il si vous êtes situé à une latitude telle que Paris, par 49° Nord environ ?
Imaginez l'horizon à 0° de hauteur, et le zénith à 90° de hauteur.
Alors à son passage au méridien (au sud) vers 12h, le Soleil est à 90°- 49° = 41° de hauteur exactement.

Durée du jour et de la nuit à l'équinoxe
Alors pourquoi la durée du jour est-elle plus longue que la durée de la nuit au moment de l'équinoxe ?
C'est en raison de la taille apparente du Soleil et de la réfraction de ses rayons dans l'atmosphère terrestre, nous pouvons encore apercevoir le Soleil sur l'horizon alors qu'il est théoriquement couché.
Et plus votre position sur le globe terrestre est proche de l'un des deux pôles, plus la réfraction atmosphérique est importante, et plus la durée du jour est longue.

 

Voici une illustration de la réfraction atmosphérique lorsque le Soleil se trouve proche de l'horizon.

Coucher de Soleil sur Kangaroo Island 36° sud, Australie du Sud, déformé par la réfraction.

coucherdesoleil


Ainsi si vous êtes au Pôle Nord, la réfraction atmosphérique est maximale, et la nuit polaire s'achève ce 18 mars qui correspond au jour où le Soleil se lève et ne se couche plus pour plusieurs mois.
Alors que sans la double condition taille apparente du Soleil/réfraction atmosphérique, la date aurait été égale à la date de l'équinoxe.
Si vous êtes à l'équateur, la réfraction atmosphérique est la moins importante, mais non nulle pour autant car la durée du jour à l'équinoxe est égale à 12h05mn.



Repost 0
Published by JazzOn - dans Divers
commenter cet article
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 19:15

Si vous avez raté les épisodes précédents...

Accès à l'épisode 1/12.

L'actualité du mois de février nous aurait presque fait oublier notre future belle comète de fin d'année !

En effet, nous avons été divertis par la météorite tombée en Sibérie mi-février, l'astéroïde 2012 DA 14 qui nous a frôlé, et puis l'annonce récente qu'une comète va frôler la planète Mars avec une trajectoire pas encore précisément connue qui laisse une probabilité d'impact avec la planète...
Bref, revenIson z-à nos moutons !

Au mois de février la comète était à 4,927 UA de distance du Soleil le 1er février et est passé 4,627 UA au 28 février.
Cela représente donc environ 45 millions de km parcours en un mois, et un rapide calcul nous donne une vitesse relative moyenne de 66785 km/h  (plus de 18km par seconde) de la comète par rapport au Soleil.

Voyez l'évolution de sa position dans le système solaire en février 2013 :
Ison-2013-02
Crédits : NASA/JPL Small-Body Database Browser


Au niveau photographies, c'est un peu la disette. La comète était encore trop peu lumineuse en février (magnitude 15 environ début mars) pour les petits instruments, seuls les amateurs bien équipés et les professionnels peuvent immortaliser la comète sur la voûte céleste.
Voici ce que j'ai déniché, et c'est avec un vrai matériel de pro que Joseph Brimacombe a réalisé cette image...

Prise le 11 février 2013, on distingue dorénavant nettement la queue de la comète (cliquer pour agrandir).
http://farm9.staticflickr.com/8532/8468869041_64a3285d1b_o.jpg
Crédits : Joseph Brimacombe, avec un télescope RCOS de 51 cm de diamètre (un superbe jouet...), depuis le New Mexico Skies Observatory (http://www.nmskies.com/)
Elle est tirée du site Flickr : http://www.flickr.com/photos/43846774@N02/8468869041/

Je sens déjà l'impatience pour l'épisode 3 à paraître début avril ;-)

Repost 0
Published by JazzOn - dans Actualité Astro
commenter cet article
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 13:00


Mais que se cache-t-il sous ce nom de code un peu barbare...?

 

Un astéroïde en approche de la Terre... très proche. C'est pour vendredi soir 15 février 2013 !

 

Ainsi, y a-t-il de quoi s'effrayer ? Non. Mais tout de même, c'est un caillou de 40m de diamètre et il va frôler notre bonne vieille planète à 22.000 km près environ le 15 février 2013 !
Pour rappel, la Lune est située en moyenne à 380.000 km de distance, les satellites géostationnaires de télécommunications et météo sont à 36.000 km, et ce "ptit" caillou passe à 28.000 bornes !
Ce n'est pas si rare, et pas si proche. Il est fréquent qu'un caillou de 10-15m passe à une distance même encore plus proche, mais un bolide de 40-45m découvert l'année dernière (en février) et passant si proche cette année  (vendredi soir 15/02/2013...) cela n'est pas si fréquent !

 

J'ai écrit un article à ce sujet il y a peu de temps : le risque astéroïde est bien réel...
Il est en effet admis qu'un astéroïde de 50m peut être dangereux pour la Terre, selon sa composition et son angle d'impact.

 

Ici, l'impact est exclu, mais que ce serait-il passé l'année dernière si les astrophysiciens avaient découvert que sa trajectoire croiserait exactement celle de la Terre ?

 
Cela fait réfléchir un peu. Il s'agit ici d'un astéroïde de 40m, la quasi-totalité se serait désintégrée en rentrant dans l'atmosphère terrestre, pour peu que sa composition ne soit pas ferreuse. Ce qui est à priori le cas, les scientifiques ont calculé une densité qui sera équivalente à celle de la roche, etn on du fer.

Sa trajectoire est en revanche parfaitement connue.

 

Je vous invite à visionner cette animation très (très) intéressante réalisée par Chris Lorel du JPL-Jet Propulsion Laboratory (Pasadena, Californie, USA) et qui montre très précisément la trajectoire du fameux caillou romantiquement appelé 2012DA14...

On se rend compte alors que ce bolide "frôle" la Terre.

 

Mettre en plein écran.

 

.
Important :
S'il fait beau vendredi soir, il sera possible d'observer l'astéroïde au télescope et même aux jumelles car il sera de magnitude 7,7.
Il passe si proche que sa position dans le ciel sera vraiment différente que vous soyez à Lille ou à Toulouse, alors si vous souhaitez une carte du ciel personnalisée à votre lieu d'observation, je peux vous en fournir une, y a qu'à demander ! La condition est que vous sachiez reconnaître les constellations à l'oeil nu bien sûr.


2012DA14 en live sur Internet :
Si la météo vous est défavorable, vous pourrez voir cet astéroïde en direct sur internet grâce aux télescopes automatisés des îles Canaries, c'est ici le samedi 16 février 2013 à 3h du matin  : http://events.slooh.com/
 
Retour en images ! -  Maj du 20/02/2013.

Les scientifiques du JPL de la Nasa ont pu générer un mini-film de ce passage en utilisant une antenne Radar de 70m de diamètre à Goldstone en Californie.
Ils ont ainsi assemblé 72 images prises sur 8h et dont la résolution est de 4 mètres par pixel.
Au début de ces images, l'astéroïde est à 120.000 km de distance et à 314.000 km de distance à la fin.
Il est dommage qu'ils n'aient pas pu observer le passage lorsque l'astéroïde n'était qu'à 28.000km de la surface terrestre.
Et pour finir, une video bien plus esthétique de ce passage diffusée dans l'APOD.


Repost 0
Published by JazzOn - dans Actualité Astro
commenter cet article
18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 09:50

Article écrit le 25/06/2011, maj le 15/02/2013, maj le 18/02/2013

 

Il n’est pas question ici de revenir sur l’astéroïde de 10km de diamètre responsable de l’extinction des dinosaures 65 millions d’années plus tôt.

 

La question qui se pose ici est la suivante : à partir de quelle taille un astéroïde peut-il être dangereux pour l’homme, en causant une catastrophe locale ?

 

Il est bon de savoir que la Terre est continuellement bombardée par les poussières interstellaires de taille millimétrique ou centimétrique. C’est ce qui nous permet d’observer avec émerveillement ces fameuses étoiles filantes qui ne sont finalement que ces poussières qui brûlent dans l’atmosphère. Tous les jours, c’est ainsi plus d’une centaine de tonnes de poussières qui tombe sur Terre.

 

La taille de l’astéroïde au-delà de laquelle l’homme peut s’inquiéter dépend principalement de deux paramètres.

Le paramètre « Composition » : un astéroïde de type rocheux est beaucoup moins dense qu’un astéroïde de type métallique et ce dernier est donc plus dangereux à taille égale car plus massique.

Le paramètre « Vitesse » : un astéroïde qui vient s’écraser sur Terre avec une orbite très inclinée aura une vitesse de collision « faible » et dégagera moins d’énergie qu’un astéroïde qui percute la Terre de plein fouet, avec une vitesse de collision « maximale ».

Ainsi, un astéroïde métallique s’écrasant à la verticale représente le plus de dangers.

 

Globalement, et puisque notre nature curieuse nous impose d’obtenir un chiffre et une estimation, la communauté scientifique s’accorde à dire qu’un astéroïde de 50m de diamètre représente un risque réel pour l’homme.

 

Quel est ce risque ? C’est plutôt simple à s’imaginer...

Si l’astéroïde tombe en mer, un tsunami est engendré, inondant alors les zones côtières et créant les dégâts que nous connaissons tous.

Si l’astéroïde de 50m s’écrase sur Terre, il forme un cratère d’1 km de diamètre, sans compter l’onde de choc destructrice dégagée par l’impact.

Autre possibilité, et c’est ce qui semblerait s’être produit en Sibérie, en 1908 : l’astéroïde explose à faible altitude dans l’atmosphère produisant une onde de choc titanesque et détruisant tout sur 20km à la ronde, et produisant des dégâts très importants sur 100km alentour.

 

Plusieurs programmes d’observation et d’étude des astéroïdes existent dont le programme NEO (Near Earth Object) dirigé par la Nasa. Cependant, les astéroïdes de 50m de diamètre sont très difficilement détectables du fait de leur petite taille, et ce n’est qu’au voisinage direct de la Terre qu’ils sont repérés…

 

En 2011, la Nasa a déclaré le 22 juin que l’astéroïde nommé « 2011MD » frôlera la Terre lundi 27 juin prochain a 12000km seulement… sa taille mal connue a été estimée entre 5m et 20m de diamètre. Une taille à priori inoffensive, mais il a été découvert au dernier moment.

 

Maj du 15 février 2013

 

Pluie de météorites dans l'Oural en Russie

 

Ce matin, les Russes se sont réveillés avec fracas : une pluie de météorites s'est abattue dans la région de l'Oural et plus particulièrement dans la région de Tcheliabinsk au sud d'Ekaterinburg :


Agrandir le plan

 

Il y aurait au dernier bilan 950 blessés touchés indirectement notamment par des bris de vitres soufflées par l'explosion. 300 immeubles ont été endommagés.

Les videos sont impressionnantes, ici on voit son entrée et sa désintégration dans l'atmosphère :

 


 

 

Et ici les traces du passage :

 


 

Alors the question is : quelle était sa taille à la base ?

 

 

Maj du 18 février 2013

 

Les scientifiques de la Nasa ont analysé les nombreuses videos qui ont circulé et arrivent aux premières conclusions. Ils ont aussi analysé les données de 5 stations infrasons de la planète.

Ce petit astéroïde est entré dans l'atmosphère avec une vitesse de 65.000km/h et mesurait initialement 17m de diamètre pour une masse de 10.000 tonnes.

Il a mis 32,5 secondes à se désintégrer et a libéré une énergie de 500 kilotonnes (environ 30x la puissance de la bombe nucléaire à Hiroshima).

Il s'agit d'un événement rarissime car statistiquement, il tombe un caillou de ce genre une à deux fois par siècle !

Repost 0
Published by JazzOn - dans Divers
commenter cet article
7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 22:16

La fin de l'année 2013 sera-t-elle couronnée d'une belle comète ?
C'est envisagé et son nom est "ISON", ou plus poétiquement "C/2012 S1".


Alors, le ciel nous offrira-t-il un spectacle inoubliable avec cet astre chevelu que l'on annonce déjà dans certaines sphères comme étant la comète du siècle ?
Verrons-nous une queue de poussières et de gaz interminable ?
De quelle couleur sera la queue de gaz ionisés... tendance bleue ? verte ?

Un point sera fait mensuellement sur cette comète qui promet de nous en mettre plein les mirettes, même s'il faut rester prudent sur cette prévision.

 

Ison, une comète à suivre... épisode 1.

 

Voici l'historique de nos connaissances sur cette comète.

La comète Ison a été découverte le 21 septembre 2012 conjointement par le Biélorusse Vitali Nevski et par le Russe Artyom Novichonok.
Ils ont utilisé un télescope de 400mm de diamètre et ont nommé la comète de leur programme de surveillance du ciel nocturne : "International Scientific Optical Network".

Lors de sa découverte, elle ressemblait à un point très peu lumineux (magnitude 18,8) quelconque sur le fond de ciel étoilé.
Elle était alors située à une distance de près de 950 millions de km.

Des Italiens de l'Association d'astronomie et de météorologie du Frioul ont pu la photographier au lendemain de sa découverte en utilisant un télescope automatisé du Nouveau-Mexique, USA.

Cette photo a été prise avec une camera CCD au foyer d'un télescope de 250mm et résulte de l'addition de 24 images dont la durée de pose était de 2 minutes chacune.
Le suivi s'est fait sur la comète qui est fixe sur l'image, mais comme elle se déplace par rapport aux étoiles, ces dernières présentent un léger filé.

 http://1.bp.blogspot.com/-rLAXcPhNYuc/UGC-_lCa1RI/AAAAAAAAA08/jIcjrX2Wx6o/s1600/stack_23_blog.jpg


L'astrophotographe Rolando Ligustri a aussi piégé cette faible comète dans son appareil le 25 septembre 2012, il s'agit de l'APOD du 1er octobre 2012.

http://apod.nasa.gov/apod/image/1210/ison_rolando_1600.jpg

Plus récemment entre le 17 et le 18 janvier, la sonde Deep Impact de la Nasa a photographié la comète qui était alors à une distance 793 millions de kilomètres et en a fait un mini-film :


 

Entre parenthèses, pour en savoir plus sur la mission originelle de la sonde Deep Impact, allez voir ici :
Page officielle : http://www.nasa.gov/mission_pages/deepimpact/main/
Page en français, de confiance, et très bien expliquée :
http://www.astrosurf.com/luxorion/comete-deep-impact.htm


En ce jour du 7 février 2013, la comète Ison est située à plus de 727 millions de kilomètres du Soleil et est encore beaucoup trop peu lumineuse pour être visible à l'oeil nu ou même dans un télescope moyen.
A titre de comparaison, Jupiter est au même instant situé à 760 millions de kilomètres du Soleil. Et pour rappel, le Soleil est situé en moyenne à 150 millions de kilomètres de la Terre.

Ci-dessous, voyez la position de la comète par rapport aux autres planètes du système solaire :

ison-comet-orbit-diagram-2013-07-02.jpg

Crédit : JPL/NASA


C'est la distance de la comète au Soleil à laquelle il faut s'intéresser davantage pour l'instant, et non à la distance de la comète par rapport à la Terre.
En effet, plus la comète s'approche du Soleil et plus elle deviendra lumineuse, car l'effet du vent de particules solaires faisant dégazer la comète sera de plus en plus puissant au fur et à mesure que la comète s'approche du Soleil.

Selon les paramètres orbitaux de la comète, nous savons déjà qu'elle se trouvera au plus proche du Soleil le 28 novembre 2013, c'est pourquoi les scientifiques espèrent un spectacle sans précédent en fin d'année (sauf peut-être celui de la grande comète de 1680).
Au 28/11/2013, la comète se trouvera ainsi au plus proche du Soleil à 1,8 million de kilomètres seulement.
Et toutes les interrogations portent sur cette date et alentours.
La comète sera-t-elle désintégrée lors de son approche du Soleil comme l'a été la comète Elenin le 10 août 2011 ? Ison se brulera-t-elles les ailes, tel Icare ? Ou continuera-t-elle sa route flamboyante comme l'a fait la comète Lovejoy fin 2011 ?

En attendant de nouvelles news, je vous conseille d'aller tester le génial outil de visualisation 3D du JPL de la Nasa vous permettant de visualiser l'orbite de la comète ISON :
http://ssd.jpl.nasa.gov/sbdb.cgi?sstr=ISON;orb=1;cov=0;log=0;cad=0#orb

 

Nota Bene : aucun risque de collision n'est prévu avec la Terre... ;-)

 

Accès à l'épisode 2, Ison la discrète

Repost 0
Published by JazzOn - dans Actualité Astro
commenter cet article