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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 11:00

Pour le plaisir des yeux...

 

Pour ceux qui comme moi ont pu admirer une Lune totalement éclipsée par les nuages et la pluie...

 

Voici quelques photos issues du monde entier pour nous permettent de bien voir ce qu'on a loupé !

 

Cliquez dessus pour les agrandir. 

 

Albert Kong, depuis Taïwan

 

Astronomy Picture Of the Day du 21/06/2011
Javier Algarra, depuis Grenade en Espagne

 

 

 

Puisque j'aime particulièrement cette ambiance brumeuse, voici deux images de 

Marek Nikodem, depuis la Pologne

 

 

 

Un lever de lune éclipsée surplombant un château en ruine

Rafael Schmall, depuis la Hongrie

 

 

Ceux qui ont eu le loisir d'observer ont constaté que la Lune était beaucoup plus sombre que lors d'autres éclipses. Ceci est fort probablement dû aux dernières éruptions des volcans islandais et chilien qui ont éjectés des tonnes et des tonnes de poussières dans l'atmosphère terrestre, empêchant ainsi une partie des rayons du Soleil d'atteindre notre lune.

 

C'est ce qui a permis pour les photos à longue pose (35s ici) de surprendre la Voie Lactée en arrière plan de la Lune comme sur cette magnifique photo prise à Townsville dans le Queensland par

Liz Gleeson, en Australie

 

Une autre ici (où je soupçonne un photo-montage quand même, mais le rendu est appréciable) prise par

Amirreza Kamkar, en Iran

 

 

Voici la superbe image de l'APOD (Astronomy Picture Of the Day) du 18 juin prise par

Chris Kotsiopoulos, sur l'île d'Ikaria en Grèce

 

 

 

Et en France alors... ?

Météo France ne s'était pas trompé... il fallait bien aller dans le Sud !

Superbe décor ici dans les calanques... photo prise par

Emmanuel Beaudoin, rédacteur de la revue Ciel & Espace dans la calanque de Sormiou

 

Alors vous êtes en droit de pleurer si vous l'avez loupée... car la prochaine éclipse totale de Lune visible en France est dans plus de 4 ans, le 28 septembre 2015. Ou alors, il faudra voyager si vous ne pouvez pas attendre jusque là ! 

 

En effet, la prochaine éclipse totale de Lune surviendra le 10 décembre 2011 prochain, et sera visible en Europe de l'Est notamment, en Orient; toute l'Eurasie, l'Australie, et dans l'Océan Pacifique.

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 07:00

En France métropolitaine, cette éclipse intervient le soir peu de temps après le coucher de Soleil, au lever de Lune... autant dire que les conditions ne sont pas idéales pour l'observer !


Les plus chanceux sont situés en Afrique orientale, en Afrique du Sud, au proche-orient, en Inde ou dans l'océan indien puisqu'ils pourront observer le spectacle dans sa globalité. Voyez la carte de visibilité mondiale ci-dessous (cliquez dessus pour la carte interactive).

 visi eclipse lune 15 juin 2011

 

Horaires de Lever de Lune et de Coucher de Soleil à Nantes :
Coucher de Soleil = 22h08 temps local (20h08 TU)
Lever   de Lune   = 21h55 temps local

 

Horaires de Lever de Lune et de Coucher de Soleil à Nice :
Coucher de Soleil = 21h17 temps local (19h17 TU)
Lever   de Lune   = 21h03 temps local

 

Afin d'observer les premières lueurs de la Lune, vous devez avoir un horizon sud-est absolument dégagé.

 

 

Horaires de l'éclipse lunaire du 15/06/2011

 

Lorsque la Lune se lève, l'éclipse a déjà débuté depuis longtemps, et nous aurons donc le loisir d'observer un lever de Lune partiellement voire totalement éclipsée, avec à la clef des couleurs rouge orange potentiellement sublimes.


Voici les horaires (en temps local) de l'éclipse de Lune pour la région Nantaise 
 

Début de l'éclipse totale   : 21h22 => la Lune n'est pas encore levée...

Maximum de l'éclipse totale : 22h13 => la Lune frôle l'horizon puisqu'elle est levée depuis moins de 20 minutes

Fin de l'éclipse totale     : 23h03 => la Lune est à 7° au dessus de l'horizon.

Fin de l'éclipse partielle  :  0h02 => la Lune est à 13° au dessus de l'horizon.

Fin de l'éclipse pénombrale :  1h01 => la Lune est à 16° au dessus de l'horizon.

 


Voici les horaires pour la région de Nice, mieux placée géographiquement puisque le début de la totalité est visible !

 

Début de l'éclipse partielle: 20h23 => la Lune n'est pas encore levée...

Début de l'éclipse totale   : 21h22 => la Lune frôle l'horizon puisqu'elle est levée depuis moins de 20 minutes

Maximum de l'éclipse totale : 22h13 => la Lune est à 8° au dessus de l'horizon.

Fin de l'éclipse totale     : 23h03 => la Lune est à 14° au dessus de l'horizon.

Fin de l'éclipse partielle  :  0h02 => la Lune est à 19° au dessus de l'horizon.

Fin de l'éclipse pénombrale :  1h01 => la Lune est à 22° au dessus de l'horizon.

 

 

Ci-après une petite animation réalisée avec le logiciel Cartes du Ciel pour la région Nantaise.
Ce gif animé montre la Lune à l'intérieur de deux disques.
- le plus petit représente la zone d'ombre de la Terre où la Lune est totalement éclipsée
- le plus grand représente la zone d'ombre de la Terre où la Lune est éclipsée par la pénombre
- lorsque la Lune est à cheval sur ces deux disques, elle est éclipsée partiellement.

Début de l'animation juste après le lever de Lune (vers 22h03); fin de l'animation à la fin de l'éclipse (vers 1h01).

 

Cliquer dessus pour agrandir

 

 

Je vous souhaite un excellent spectacle céleste, et si vous avez un beau premier plan, cela donnera certainement des photos splendides !

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 23:59

Le chemin des cascades – jour 5

 

Randonnée effectuée le vendredi 10 juin 2011

Météo : de la pluie pour débuter, de la bruine pour continuer, et ciel couvert mais lumineux pour finir.

Dénivelée positive = 550m environ

Altitude mini : 950m à Cauterets

Altitude maxi : 1500m au Pont d’Espagne

Utilité des bâtons de marche : parfois utiles, mais on peut vraiment s’en passer.

Difficulté…

-          selon le topo-guide FFRandonnée « Les Hautes-Pyrénées… à pied » : non répertoriée

-          selon le site Internet Pyrandonnées : marche, accéder au détail. 

-          selon moi : moyenne, aucune difficulté particulière à signaler mais cela grimpe un peu plus parfois.

 


 

Pour cette dernière rando de la semaine, le Soleil fait encore défaut.

Ironiquement, il a peut-être laissé trop d’énergie lors de sa dernière et spectaculaire éruption dont les média se sont réjouis...

 

...laissant ainsi sa place à la pluie et à la bruine…

Mais cet itinéraire va me faire oublier cette météo morose tant la remontée de cette rivière dans le val de Jéret se révèlera tout du long impressionnante vers le Pont d’Espagne, depuis le bourg de Cauterets.

 

Peu après à la Raillère, on arrive sur une cascade où l’on peut s’approcher au plus près.

01-chemin des cascades

 

03-chemin des cascades

 

 

 

 

La montée continue progressivement sur un sentier sans problème.

04-chemin des cascades

 

05-chemin des cascades

 

 

 

A certains endroits, le sentier est un peu plus pentu, ou encore la montée se fait sur des « marches » un peu hautes. Mais on arrive finalement sans soucis au niveau du parking du Pont d’Espagne que l’on aperçoit un peu plus loin, là-bas derrière les arbres…

 

Le torrent se contrefiche de cette civilisation, il est là depuis des lustres, et ne connaît pas la sécheresse qui inonde les média depuis quelques semaines. Voici une composition de deux photos, que j’ai un poil retouchée.

07-08-compo chemin des cascades

 

Oh, j’allais oublier… un compagnon qui vous soutiendra dans toutes vos randonnées… ces limaces noires de compétition mesurent jusqu’à 20cm pour les grosses… mais où va-t-elle si vite… ?

09-chemin des cascades-limace noire

 

 

Le Pont d’Espagne est alors tout proche

10-chemin des cascades

  

Et voilà, après 2h15 de montée tranquille, arrivée à 1500m d’altitude… the cascade of the Pont d’Espagne, réellement impressionnante, mais toutes ces structures touristiques autour minimisent un peu mon enthousiasme.

 

11-cascade au pont d'Espagne 

 

Post Scriptum : si je mets à part les deux isards que j’aurais pu culbuter en voiture le premier jour… je n’en ai pas vu en 5 jours de randonnées… dommage.

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 23:51

Les Oulettes de Gaube et la Hourquette d’Ossoue – Jour 4

 

Randonnée effectuée le mercredi 8 juin 2011,

Météo : brouillard épais, neige à partir de 2500m.

Dénivelée positive = 1300m environ

Altitude mini : 1470m au parking du Pont d’Espagne

Altitude maxi : 2734m au niveau de la Hourquette d’Ossoue

Utilité des bâtons de marche : indispensables si enneigement, et fortement recommandés sinon !

Difficulté…

-          selon le topo-guide FFRandonnée « Les Hautes-Pyrénées… à pied » : difficile jusqu’aux Oulettes de Gauben l’Hourquette d’Ossoue est une variante supplémentaire en option.

-          selon le site Internet Pyrandonnées : difficile, accès au détail. 

-          selon moi : difficile à très difficile étant donné les conditions météo que j’ai eues.

Difficile du fait de la dénivelée et de la durée : 4h40 de montée et 4h de descente (mauvaises conditions météo comprises, et pauses non comprises).

Quelques difficultés particulières : montée un peu raide dès le départ, dur pour la mise en jambe. Et puis cette neige et ce brouillard à partir de 2500m.

 

 


 

 

Préambule :

Les panneaux du PNP (Parc National des Pyrénées) indiquent qu’il ne faut jamais partir seul en montagne.

Je peux comprendre, c’est un peu comme la plongée sous-marine que j’affectionne particulièrement, si un problème survient et que tu es seul, tu es très mal… mais je préfère voir les paysages de moi-même plutôt que de légumer dans mon salon, bien tranquille, sirotant je ne sais quelle boisson régionale… surtout que les itinéraires pyrénéens sont souvent empruntés… alors merci, fais pas ci, fais pas ça, me voilà prévenu, laissez-moi jouir de cette liberté qui m’est encore offerte.

 

 

Introduction :

Je préviens d’avance, ce ne sont pas les photos qui comptent ici, la météo était pourrie…

Je raconte ici une petite expérience personnelle dont j’aurai un impérissable souvenir.

 

 

La Randonnée :

Départ du parking du Pont d’Espagne, la montée commence, et je me demande si cela vient de moi, ou si la montée est vraiment raide… le retour me confirmera que cette première montée est franchement raide, c’est un peu dur pour la mise en jambe, mais aussi pour le retour pour une journée de 9h !!

 

Bref, ce passage ne dure pas non plus très longtemps, et la montée s’opère normalement dans un paysage superbe…mmh quoique… ça manque un peu de Soleil !

01-vers le lac de Gaube

 

02-vers le lac de Gaube

 

 

J’écrivais dans l’article précédent, sur la vallée du Lutour, que le brouillard donnait une dimension particulière et intéressante aux paysages… mais c’est ici très différent, le brouillard est bien trop dense... on ne voit plus rien au-delà de 100 ou 200m, pas facile à dire.

Donc…

Les sommets : peau d’balle.

Les cascades bien éclairées : oualou... J’en ai toute une liste comme ça…

 

Heureusement, des surprises m’attendent bien plus tard pour rendre cette randonnée mémorable…

 

Toujours sur le chemin du lac de Gaube, ces énormes roches plates et striées sont tout à fait surprenantes.

03-vers le lac de Gaube 

 

Arrive enfin le fameux lac de Gaube ! A 1725m d’altitude.

05-lac de Gaube

 

06-lac de Gaube

 

Je ne m’attarde pas, le paysage n’est pas sublimé par le Soleil absent, et les photos ne valent pas un clou de toute façon.

 

Peu de temps avant de rejoindre le refuge des Oulettes (Oulètes ?) de Gaube, on atteint un plateau qui semble ne pas vouloir accueillir le brouillard, la luminosité augmente, j’aperçois même le Soleil un peu blafard… et l’air s’est réchauffé c’est agréable.

 

07-plateau vers les Oulettes de Gaube

 

Je ne connaissais pas du tout l’endroit auparavant, et puis une vision… le brouillard s’efface un peu au sud, laissant apparaît le massif du Vignemale. Je suis alors subjugué par la hauteur de cette montagne qui se dresse d’un coup en face de moi !! L’effet aurait été moins important, je pense, si j’avais eu une visibilité bonne depuis le départ. J’en profite pour shooter.

 

08-massif du Vignemale

 

Et puis, l’arrivée au refuge des Oulettes de Gaube. Une petite pause s’impose devant ce massif.

 

09-massif du Vignemale

 

Réunion de chantier avec moi-même… très épais brouillard là-haut… j’ai traversé quelques névés il y a deux jours à 2400m, j’envisage d’aller à 2730m… et d’un commun accord avec moi-même je décide malgré tout de continuer jusqu’à la Hourquette d’Ossoue, et si possible le Petit Vignemale... au diable ce brouillard !

 

La montée continue par ce magnifique champ de cailloux à grimper…

 

10-vers la Hourquette d'Ossoue

 

Ensuite, l’eau ruisselle vraiment de partout si bien qu’elle emprunte très souvent le sentier… j’ai alors l’impression de faire du canyoning plus que de la randonnée… mais aucun problème, c’est très agréable, surtout en bonne compagnie !

 

11-vers la Hourquette d'Ossoue

 

Et arrive ce qui me pendait au nez, le fameux épais brouillard.

Ce n’est pas gênant tant qu’on reste sur le sentier, pas de possibilité de se perdre en théorie.

Je croise alors un groupe d’anglais qui m’indique qu’il y a de la neige plus haut : « soft », « no problem »… très bien, I trust them et je continue.

 

Des névés sont tout alentour, passage sur l’un deux… no problem en effet, et puis la montée continue toujours dans cet épais brouillard et il faut traverser des névés de plus en plus en longs… la neige prend bien souvent la place du sentier !!

 

Je m’engage donc dans les récentes traces de pas, faites par les anglais jusqu’au moment où… je ne vois plus aucune trace de pas, plus aucun cairn, et cela fait quelques minutes que le sentier a totalement disparu… nouvelle réunion avec moi-même, suis-je perdu ?…. Ah si, un cairn au loin (enfin 30m maxi), mais aucune trace de pas devant moi, je ne suis plus en confiance.

 

Mon GPS indique que je suis pourtant en plein sur le sentier, cela peut paraître rassurant mais pas tant que cela, ce fichu GPS risque d’ici 10 à 15mn  de tomber en panne de batterie. J’ai bien une carte et une boussole mais c’est complètement inutile dans ce brouillard…

 

Pas âme qui vive, je suis seul dans ce petit blizzard, et dans ce silence assourdissant…

Alors dans cet isolement total, je décide de me pauser quelques instants, filmer et photographier mon lieu de naufrage…

12-vers la Hourquette d'Ossoue

 

 

 

La question que je me pose est… mais qu’est-ce que je fous là…?

Des sentiments curieux me traversent l’esprit.

Je suis à 2550m d’altitude, encore un peu loin de la Hourquette d’Ossoue, et tant qu’il en est encore temps, je fais le choix de la sécurité me semble-t-il et décide de rebrousser chemin… entre déception et réalité….

… Jusqu’à la présence de nouvelles traces de pas bien fraîches, montant vers l’endroit que j’envisage… que j’envisageais… ? enfin je crois !

Nouvelle convocation en salle de réunion… descends… ? descends pas… ?

 

14-vers la Hourquette d'Ossoue

 

Je suis tiraillé par ces deux sentiments…

Celui de la bonne petite voix sur l’épaule : « allez, t’as bien profité, c’était sympa, redescends maintenant… tranquillement et sûrement » et celui du petit con sur l’autre épaule en me pointant l’Espagne si proche « Hé ! Dondé estan tu corones ? Vamos a la Hourquetta… ! »

Olé ! L’envie de remonter l’emporte au détriment de quel autre sentiment obscur. Je décide donc de suivre ces traces de pas qui coïncident à une vingtaine de mètres près avec mon signal GPS, que j’économise alors le plus possible.

Le brouillard est épais, et filtre franchement la lumière solaire, mais la neige reste éblouissante. J’enfile donc mes lunettes de glacier… l’ambiance devient jaune, et embuée… comme si j’avais besoin d’une couche de brouillard supplémentaire.

Je ne vois plus à 10m, ça se complique… et la montée s’annonce raide et laborieuse dans la neige.

 

 

C'est alors un défi sportif, mais aussi mental dans lequel je m'engage. 

 

 

Après avoir mesuré les risques, j’ai donc décidé donc de monter, et de suivre ces traces, il me reste 200m de dénivelée pour atteindre l’Hourquette d’Ossoue que je ne vois absolument pas…

 

Interdiction de glisser ici… ou là !

 

 

La neige est « soft » comme disait l’autre, des crampons auraient étés de bon augure, mais mes bâtons de marche m’empêchent fort heureusement les glissades. Ils s’avèrent ici indispensables et très sécurisants.

 

Avec l’altitude, ce sont ne sont plus des névés qu’il faut traverser, mais de véritables champs neigeux. J’estime alors la couche de neige entre 30 et 40cm, grâce aux bâtons qui s’enfoncent ou encore à mes jambes qui prennent parfois la température jusqu’aux genoux.

Et comme je n’avais pas prévu autant de neige, je n’avais pas de guêtres, mmh c’est bon la neige qui rentre dans les chaussures jusqu’à la plante des pieds… c’est froid, mais je chauffe tellement qu’elle se met à la température de mes pieds en quelques secondes seulement… bref je suis trempé, d’autant que la bruine provenant du brouillard s’est transformée en neige également. Pourtant, c’est supportable, il ne fait pas si froid, 5°C peut-être ? Peu importe, c’est convenable.

 

Après quelques gros efforts lors de cette montée, j’atteins finalement cette Hourquette d’Ossoue… enfin j’imagine que c’est cela, vu l’endroit, et vu l’altitude indiquée par mon GPS (2738m contre 2734m sur la carte IGN). Voici le gros cairn pris en photo, admirez cette vue...

 

16-La Hourquette d'Ossoue

 

Et puis, j’avais envisagé, imaginé (!), d’aller au Petit Vignemale… mais je n’abuserai pas vu le chemin très peu engageant que je dois prendre… et surtout satisfait d’avoir déjà atteint ce point que j’avais un peu abandonné peu de temps avant…

 

17-vers le Petit Vignemale

 

Bon, j’y suis… et c’est l’heure de la pause déj… mais l’envie de quitter cet endroit est plus importante que l’envie de manger. Non pas le froid qui règne, car je reste immobile, et le vent commence à me glacer les sangs, mais plutôt la crainte infondée que la neige tombante recouvre les traces des pas… aucune probabilité, il faudrait qu’il neige plus pour cela, mais c’est plus fort que moi, je ne peux pas rester. La redescente débute alors.

 

Un peu difficile au début car la dénivelée est importante, et le risque de glissade a augmenté. Cette descente s’avère assez rapide ensuite, je n’ai qu’à suivre mes propres traces de pas, tout en évitant de glisser, l’attention redouble !!

 

Soulagement, je retrouve ensuite le sentier, sans neige, et la tension retombe !! Je croise alors d’autres randonneurs (quasiment au même endroit où j’avais croisé les anglais) qui veulent rejoindre le refuge de Baysselance, situé peu après l’Hourquette d’Ossoue, en contrebas. Je leur fait alors part de mes observations sur ce qui les attend plus haut…

 

Je rejoins ensuite le refuge des Oulettes de Gaube, le glacier du massif s’est quelque peu découvert, mais cache le sommet du Vignemale, photo.

 

18-massif du Vignemale

 

Retour au parking du Pont d’Espagne, un peu long… mais heureux d’être monté là-haut sur la montagne.

 

 

Conclusion :

 

Ouah, quelle aventure !

Ce récit ferait sûrement sourire de vrais montagnards, pour qui cela aurait été sans nul doute facile. Mais ce fût ma première expérience solo de haute montagne.

Cette rando qui débutait mal par des paysages gâchés à cause du brouillard s’est finalement transformée en une véritable épreuve qui m’a (un peu) inquiété, qui m’a fait douter, et qui m’a permis de me surpasser mentalement et physiquement aussi. Je ne me suis pas lancé non plus inconsciemment dans cet itinéraire. Malgré le brouillard, malgré les 30cm de couche de neige, malgré la neige tombant, mes autres indicateurs me l’ont permis.

 

What a satisfaction !

 

Si vous lisez cette ligne, c’est que je n’ai pas été trop ennuyeux, et je vous remercie sincèrement de votre lecture.

 

Post Scriptum : vu de nombreuses marmottes, et toujours pas la queue d’un isard… c’est comme qui dirait… étonnant !!

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 22:46

La vallée du Lutour et le lac d’Estom – jour 3

 

Randonnée effectuée le mardi 7 juin 2011,

Météo : petite pluie et léger brouillard.

Dénivelée positive = 440m environ

Altitude mini : 1370m au parking de la Fruitière

Altitude maxi : 1810m au lac d’Estom

Utilité des bâtons de marche : parfois bien utiles, mais non indispensables

Difficulté…

-          selon le topo-guide FFRandonnée « Les Hautes-Pyrénées… à pied » : non répertoriée

-          selon le site Internet Pyrandonnées : Marche, accéder au détail.

-          selon moi : 4h de marche tranquille… facile à moyen à certains endroits…

Difficultés particulières : éviter les bouses

 

 


 

 La rando débute à la Fruitière, très rapide d’accès depuis Cauterets. La route d’accès entre la D920 et la fruitière est vraiment très agréable, longeant la rivière tout du long, cela met en appétit !

 

 

 

 L’itinéraire est des plus simple, il suffit de remonter la rivière par le sentier. Pas besoin de topo-guide ou de GPS ici.

 

  

Sous une petite pluie, pas bien méchante mais nécessitant de revêtir le costume de pluie, la marche vers le lac d’Estom débute sur du plat, et monte tranquillement mais sûrement le long du gave.

01-Gave du Lutour

 

 

Attention, le terrain est miné par endroits… nous sommes ici en zone pastorale et les troupeaux vivent ici en liberté et font donc leurs besoins à leur guise ! Et force est de constater que le sentier leur plaît…

 02-Zone pastorale 

 

La montée continue gentiment, avec ces superbes cascades.

03-Cascade vallée du Lutour 1

 

04-Cascade vallée du Lutour 2 

 

 

 

 

  

Belle végétation de fleurs roses qui contrastent avec le vert exubérant.

05-Fleurs vallée du Lutour

 

 

Rivière du Lutour dans la brume qui donne une dimension particulière au paysage. Cela ressemblerait presque à une scène de film fantastique, où les contours mal définis inquiètent le spectateur...

 

 06-Rivière du Lutour 1

 

 

Cascades du Lutour…

07-Cascade vallée du Lutour 4

 

 

08-Cascade vallée du Lutour 5

 

 

 

 

 

Et puis cette force de la nature…

 

 

 

Peu avant le lac, panorama de la vallée du Lutour

09-Vallée du Lutour

 

 

Et arrivée sans difficulté au lac d’Estom. 

 

 

10-Lac d'Estom

 

 

 11-Lac d'Estom

 

 

Post Scriptum : toujours pas vu la queue d’un isard…

  

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 22:24

Le circuit des Lacs – jour 2

 

Randonnée effectuée le lundi 6 juin 2011,

Météo : petites gouttes de pluie le matin, grand soleil à midi, couvert ensuite.

Dénivelée positive = 1000m environ

Altitude mini : 1470m au parking du Pont d’Espagne

Altitude maxi : 2430m au niveau du lac du Pourtet

Utilité des bâtons de marche : très utile tant dans la montée que la descente !

Difficulté…

-          selon le topo-guide FFRandonnée « Les Hautes-Pyrénées… à pied » : difficile car >4h

-          selon le site Internet Pyrandonnées : difficile, accéder au détail. 

-          selon moi : 7h30 de marche avec 1000m de dénivelé… ça calme un peu quand même… Quelques difficultés particulières : traversées de quelques névés, attention à la descente et aux petites pierres qui roulent sous vos pied, les quelques pierriers (je déteste les pierriers, mais c’était supportable).

 


 

 

La route entre Cauterets et le Pont d’Espagne est tout à fait remarquable, des cascades tous les deux lacets, c’est vraiment superbe et cela est de bon augure pour la rando à suivre !!

 

Arrivé au pont d’Espagne, on se gare sur le parking payant (c’est 5,50€ pour 1h à 12h de parking, et si vous oubliez votre carte de crédit, no problemo les billets sont acceptés aux bornes automatiques qui rendent la monnaie).

 

La rando est difficile à débuter, car on aime s’attarder devant les multiples cascades du Pont d’Espagne…

01-cascade pont d'Espagne 1 

 

 

 02-pont d'Espagne

 

  

 03-cascade pont d'Espagne 2

 

  

… et puis on s’y met, on arrive alors rapidement dans vallée du Marcadau, paisible paysage, rivière tranquille, vraiment un endroit très agréable, dommage avec quelques gouttes de pluie.

04-Vallée du Marcadau 1

 

 

05-Vallée du Marcadau 2

 

06-Vallée du Marcadau 3

 

 

 07-Vallée du Marcadau 4

 

  

 

 

  

Et on arrive au lieu où on fait un choix. Ce lieu est le Pont du Cayan, qui surplombe la rivière du Marcadau.

 

08-Rivière du Marcadau

 

 

Le choix est de faire la boucle soit en prenant l’itinéraire Sud vers le refuge Wallon notamment, soit en prenant la montée raide vers l’ouest et les lacs de l’Embarrat ; j’ai choisi la deuxième option (j’aime pas les descentes raides…).

 

Durant cette montée, deux petites salamandres s’exhibent (je croyais ces petites bêtes plus vivaces !), dont une ici.

09-Salamandre

 

  

La montée se poursuit alors sur le sentier raide, en forêt, à l’abri de la petite pluie fine… mais les arbres disparaissent vers 2000m d’altitude, alors place au costume de pluie.

 

10-sur le circuit des Lacs 1

 

 

Arrivent alors les lacs de l’Embarrat, le deuxième a conservé des névés de la dernière chute de neige (qui date de la semaine précédente à priori). Série de 4 photos, désolé, mais c’est tellement beau…

 

13-Lac de l'Embarrat 3

 

 

 14-sur le circuit des Lacs 2

 

 

15-sur le circuit des Lacs 3  

 

  

 16-sur le circuit des Lacs 4

 

  

Passage sur névé, prudent je suis, mais des traces de pas sur ce névé me mettent en confiance, je traverse donc, comme tous les suivants (4 ou 5 passages de névés en tout).

17-névé sur le circuit des Lacs

 

 

Et enfin, après 3h50 de montée, arrivée à l’altitude maximum de cette randonnée, soit 2430m, au lac du Pourtet.

Les eaux des ces lacs et de ces rivières sont d’une limpidité extrême. Le Soleil au rendez-vous à ce moment sublime totalement ce lieu, c’est superbe. Le sommet qui culmine est le Soum de Bassia (2758m).

18-Lac du Pourtet 1

 

 

 19-Lac du Pourtet 2

 

  

Les aiguilles du pic Arrouy qui culminent à 2710m

 

20-Lac du Pourtet 3

 

 

 21-Lac du Pourtet 4

 

  

Et une vue d’ensemble…

 

 

 

Après une pose déjeunatoire bien méritée, la descente s’amorce !

 

Le dernier des lacs de ce circuit est le lac Nère.

22-Lac Nère

 

 

Passage délicat, un névé à traverser sur une pente… bon, y a qu’à mettre les pieds dans les traces de pied…

 

23-Névé passage délicat 

 

 

Et la descente se poursuit, lentement il faut le dire car le terrain invite souvent à la prudence, des petites pierres sous les pieds, ça roule, c’est chiant, ça tord les pieds, vous pouvez pas regarder le paysage… bref on met le temps, et ce n’est nullement grave étant donné la beauté du parc national des Pyrénées... oui je sais c’est un peu paradoxal !

24-sur le circuit des Lacs 5

 

 

On atteint alors le refuge Wallon, en longeant par moments le gave tumultueux des Batans,…

 

25-Gave des Batans

 

 

… pour enfin rejoindre le Pont d’Espagne via la vallée du Marcadau.

 

 

Post Scriptum : vu trois marmottes, deux salamandres et toujours pas la queue d’un isard… sauf les deux qui courraient devant ma voiture et que j’aurais pu culbuter entre Cauterets et le Pont d’Espagne

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 21:57

Le plateau du Lisey – jour 1

 

Randonnée effectuée le dimanche 5 juin 2011, météo très bonne avec de nombreuses éclaircies.

Dénivelée positive = 700m environ

Altitude mini : 900m à Cauterets

Altitude maxi : 1615m, voire plus si vous remontez le ruisseau du Lisey sur le plateau

Utilité des bâtons de marche : totalement inutiles (sauf pour les inconditionnels !)

Difficulté…

-          selon le topo-guide FFRandonnée « Les Hautes-Pyrénées… à pied » : difficile car >4h

-          selon le site Internet Pyrandonnées : promenade, accéder au détail. 

-          selon moi : facile, aucune difficulté particulière


 

 

Pour commencer une semaine de randonnées, cet itinéraire est tout à fait indiqué pour se mettre en jambes !

 

En effet, il s’agit ici de pistes et de chemins, et non de sentiers pentus, ou encore de pierriers !

La marche débute au niveau des thermes de Cauterets. Dès que vous aurez trouvé le point départ de cette rando, le reste de l’itinéraire sera alors évident, soit parce que cela coule de source, et cela tombe bien vu qu’on est en montagne (!), soit parce que les directions sont indiquées par des panneaux jaunes.

 

De très beaux panoramas sont offerts dès le début.

01-panorama 2 vers le plateau du Lisey

 

02-panorama 1 vers le plateau du Lisey

 

On arrive d’ailleurs rapidement au panneau qui indique le plateau.

2h soi disant… à cloche-pied peut-être … en 1h10 c’est fait sans forcer.

03-panneau vers le plateau du Lisey

 

Un autre panorama, les nuages s’accrochent aux cimes !

04-panorama 3 vers le plateau du Lisey

 

Le chemin est facile, mais il est surtout agréable ! En effet, la montée se fait tranquillement dans la forêt domaniale de l’Ayre et du Lisey sur des pentes qui dépassent parfois les 15%.

05-chemin vers le plateau du Lisey

 

Au bout de la montée se trouve ce plateau splendide du Lisey…

06-plateau du Lisey

 

07-plateau du Lisey 2

 

11-plateau du Lisey 3

 

… où vivent en harmonie des troupeaux de vaches et de moutons…

12-plateau du Lisey 4

 

13-plateau du Lisey 5

 

… autour de ce paisible ruisseau du Lisey…

08-ruisseau du Lisey 1

 

09-ruisseau du Lisey 2

 

… mais n’y remplissez surtout pas votre gourde à cause des animaux !! Regardez où vous mettez les pieds car ce lieu pourrait temporairement prendre le nom de plateau du lisier…

 

Après une pose de rigueur afin de profiter de cet endroit reposant, face au cirque du Lys, et en bord de ruisseau…

14-plateau du Lisey 5-cirque du Lys je crois

 

 

 

… deux options s’offrent à vous : soit reprendre le même chemin pour le retour, soit en longeant la forêt sur votre gauche (qui a dû flamber il y a quelques temps) afin de récupérer le chemin du col de Riou. Ce dernier est moins agréable que le premier, mais vous permet de découvrir d’autres paysages.

15-panorama 3 vers le plateau du Lisey

 

Le reste de la randonnée est sans surprise, mais regardez bien les bas-côtés, vous pourriez surprendre un rai de soleil transpercer le cœur d’une petite fleur de printemps surprise par la rosée…

16-fleur sur le chemin du plateau du Lisey

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 13:50

La Lune a fait son manège ces derniers jours !

 

En passant dans l'ombre de la Terre le 21 décembre dernier, et en passant devant le Soleil le 4 janvier dernier.

 

Voici les plus beaux clichés mis à disposition sur spaceweather.com

 

Cliquez dessus pour les obtenir plein écran, régalez-vous !!

 

Dennis Put

Maasvlakte, Hollande

 

Marie Goeyens

Deux photos depuis Rixensart, Belgique

 

 

 

Image esthétique de Taha Tebyani,
Amand village, Zanjan, Iran

 

 

Image très "astronomique" de Brigitta Sipőcz,
Cambridge, Angleterre 

 

 

Un superbe montage de Peter Rosén,
Stockholm, Suède

 

 

Et puis l'éclipse de Lune du 21/12 dernier.

 

Bengt W Siiri,
Elvenes, Kirkenes, Norvège

 

 

Alan Dyer, 
Gleichen, Alberta, Canada

 

 

Et pour finir en apothéose, voici la panoramique de Yuri Beletsky, prise au Cerro Paranal, dans le désert d'Atacama au Chili, avec en avant plan le Very Large Telescope (VLT) de l'European Southern Observatory (ESO).

 

La lune éclipsée est le petit disque rouge sur la droite de l'image, juste au dessus de l'une des coupoles.

Cette image fait ressortir également la Voie Lactée sous forme d'arche, la planète Venus très brillante à gauche de l'image, ainsi que la lumière zodiacale autour de Venus.

 

Cliquez dessus pour l'agrandir.

Credits : ESO/Yuri Beletsky

 

Lire l'article original sur le site de l'ESO :http://www.eso.org/public/images/potw1119a/

 

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 20:49

Je tiens absolument à partager une photo trouvée sur le web réalisée par un certain Ethan Tweedie à Hawaï.

 

Il a pu immortaliser ce somptueux double arc-en-ciel de nuit. Explication ci-après.

 

Cliquez pour l'agrandir :

arc-en-ciel de nuit

 

 

L'Explication simple :

Un arc-en-ciel se forme toujours à l'opposé de la lumière du Soleil avec l'assistance des gouttes d'eau présentes dans l'atmosphère (évidentes sur cette image, les nuages ne sont que de l'eau finalement).

Nous voyons beaucoup d'étoiles sur cette image, iIl se trouve que cette photo est donc prise de nuit, et le Soleil est donc couché depuis longtemps...

Néanmoins, si nous voyons la Lune la nuit, c'est grâce au Soleil qui l'éclaire, et la lumière qui semble provenir de la Lune n'est autre que celle du Soleil qui se reflète...

La Lune est donc indirectement responsable de ce fabuleux arc-en-ciel...

 

Je vous conseille d'aller voir d'autres photos de cet hawaïen, cela vaut la peine !

http://www.ethantweedie.com/

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 15:10

 

 Article hommage  

 

Le Soleil s'éteindra de mort naturelle d'ici 5 milliards d'années, il en est rendu à la moitié de sa vie. Il finira en supernova.

 

Après la définition de Supernova ci-après, je vous invite à lire un texte magnifique laissé en commentaire sur l'un de mes articles par un écrivain blogueur : Raphaël Zacharie de IZARRA.

 

Je vous recommande très vivement d'aller sur son blog afin de vous délecter de ses articles excellement rédigés à mon humble avis. Que l'on partage ou non ses points de vue, sa "plume" ne vous laissera pas indifférent.

 

 

Définition d'une supernova.

 

L'explosion cataclysmique d'une étoile qui peut pendant un temps briller plus vivement qu'une galaxie entière de milliards d'étoiles.
Ceci arrive quand une étoile supergéante épuise tout son combustible nucléaire, provoquant ainsi l'effondrement du coeur et le relachement d'une grande quantité d'énergie qui éjecte les couches externes de l'étoile, pour ne laisser qu'une étoile à neutrons ou dans les cas extrèmes un trou noir.

 

 

Texte de Raphaël Zacharie de IZARRA intitulé :

 

ÉTÉS MEURTRIERS

 

Le feu était dans le ciel.

Jamais le soleil n’avait été si oppressant, écrasant hommes et bêtes, campagnes et cités. L’astre avait des ardeurs inhabituelles. Ses rayons agressaient, brûlaient, blessaient.

Tout mourait à petit feu sous son éclat.

Éffrayante saison de fin du monde ! Hélios se faisait vieux… Il approchait les dix milliards d’années. L’Homme, toujours là, n’ignorait rien des mystères de la matière, ni de sa destinée. Les temps bibliques mille fois révolus, il était devenu sage, savant, puissant. Mais non invulnérable aux effets fatals de l’étoile qui s’embrasait.

Les temps des temps étaient finissants. La fin des fins arrivait. Le ciel semblait sombrer dans un abîme sans nom. Pour parler de cette chose prodigieuse, des mots jamais émis furent prononcés, qui firent frémir l’Homme… Bien que devenu fabuleux et pénétré de sciences, l’Homme s’émouvait encore : la peur, l’irrationnel l’étreignaient comme un enfant. La fin des fins… L’effondrement du ciel et de la terre !

La Création vivait le premier été signant la lente agonie du brasier perpétuel, les prémices perceptibles de son extinction future qui devait avoir lieu vingt millions d’années plus tard.

Vingt millions d’autres étés à venir, de plus en plus chauds, de plus en plus longs, puis permanents, formeraient l’inéluctable processus qui réduirait la planète à un amas de cendres incandescentes.

La grande et complexe mécanique cosmique des éléments qui s’ébranlent dans un feu ultime pour renaître à la prochaine aube sidérale était engagée, implacable.

Raphaël Zacharie de IZARRA

 

 

Son site : http://izarralune.blogspot.com/

 

terre-mort-soleil

 

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